Paul Sérusier et la Bretagne, légendes et sortilèges [ru]

28 juin – 30 septembre 2018
Musée national de la République du Kazakhstan, Astana

Cette exposition est réalisée par la Réunion des musées nationaux – Grand
Palais, Paris (France) et le musée national de la République du Kazakhstan à
Astana.

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Le défi de « tout oser », lancé par Paul Gauguin, fut pris très au sérieux par un artiste français, Paul Sérusier (1864-
1927).
Les idées artistiques audacieuses, colorées et étonnamment nouvelles lancées par Paul Gauguin (1848-1927) ont changé la conception de l’art contemporain en France. Tout a commencé à Pont-Aven, village de Bretagne, à l’ouest de la France. En mettant les artistes au défi de remettre en question les notions traditionnelles de sujet, de couleur, de forme et de composition, Gauguin les encourage à considérer une peinture comme une surface plane recouverte de lignes et de couleurs, plutôt qu’une représentation réaliste. Sérusier a commencé à expérimenter des formes
plates, des couleurs vives et des contours sinueux en se polarisant sur les paysages et les Bretons au travail. De retour à Paris, il incite ses amis artistes non seulement à intégrer ces notions dans leur propre travail mais aussi à s’inspirer de littérature ésotérique, de l’étude des religions et du Symbolisme, nouveau mouvement artistique.
Sérusier s’établit en Bretagne, dans sa maison à Châteauneuf-du-Faou. Il y crée son propre univers : décorations murales inspirées des mythes grecs et égyptiens, images de Bacchus et Gargantua alternant avec celles de Jésus. Sur la toile, il se concentre de plus en plus sur le Moyen-Age, période de l’art occidental où les scènes mythiques de chant, de lecture et de danse sont courantes. Ainsi, dans ses oeuvres, ses bretonnes au travail sont souvent remplacées par des damoiselles médiévales dans les paysages, inspirées des tapisseries médiévales de Cluny et d’Angers. Dans une représentation magistrale de son nouvel univers, il représente un âge d’or où les figures de l’ère moderne, de la Bretagne traditionnelle et du Moyen Age se réunissent pour célébrer une Arcadie d’Abondance, d’Education et de Bienfaisance. Le paysage de cette frise, cependant, est celui de la vue depuis de son atelier. Mais il évoque également les théories du prêtre catholique Desiderius Lenz dans l’utilisation d’angles stricts pour suggérer la perfection des créations de Dieu.
Paul Sérusier meurt d’une crise cardiaque en 1927 à Morlaix, en allant rendre visite à sa femme, hospitalisée dans un asile. Ses dernières années avaient été solitaires, en dehors de la compagnie de Maurice Denis, qui passait l’été avec sa grande famille à 100 km de la maison de Sérusier. Sérusier était également proche de Georges Lacombe, qui a réalisé le buste en bronze qui a été présent sur sa tombe. Denis a conçu son socle, qui représente un pentagramme, étoile à cinq branches emblème de la Théosophie, et symbole fréquemment utilisé dans de nombreuses religions.
Cette exposition d’ une cinquantaine d’oeuvres provenant de collections publiques et privées françaises, est présentée selon un parcours divisé en 5 sections, offrant un panorama sélectif et inédit sur l’oeuvre bretonne de Sérusier.
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Commissariat : Caroline Boyle-Turner, historienne d’art, Présidente du Comité Sérusier.
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h00 à 18h00
Tarifs : de 300 à 1000 KZT
Contacts : Musée national de la République du Kazakhstan : +7 7172 91 90 35
Ambassade de France : dinara.nurkenova@diplomatie.gouv.fr, + 7 717 2 795 119

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Dernière modification : 28/06/2018

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