Migrations - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international Strasbourg, 20 janvier 2016

Q - Sur Schengen, le président de la Commission, M. Juncker, a dit que la Commission a mis sur la table tous les éléments et que, si ça ne marchait pas, c’est parce que les États ne s’y mettaient pas. Est-ce que vous êtes d’accord ?

R - C’est une question de mise en œuvre, car il est vrai que les décisions ont été prises, mais si les décisions restent théoriques, évidemment, cela ne permet pas d’avoir un bon contrôle. C’est vrai, aussi bien de ce qu’on appelle les « hot spots », que de la relocalisation, ou des agents à mettre en route… J’en parlais encore ce matin au Conseil des Ministres avec mon ami Bernard Cazeneuve, les décisions sont prises mais il faut les appliquer, et vite.

Q - Qu’est ce qui bloque, alors ?

R - Il y a une certaine résistance sociologique. Cela prend du temps, on nous dit que c’est compliqué… Enfin, il faut aller vite. Je parlais aussi de cela avec Martin Schulz. Par exemple, le texte sur le PNR doit venir ici et certains disaient : « mais cela peut venir au mois d’avril, au mois de mai… » Non, c’est beaucoup trop tard, il faut que cela vienne rapidement. Les citoyens ne peuvent pas se contenter du fait qu’on leur dise que cela va être fait. Cela a été décidé et il faut que cela s’applique. Ce sont des mesures très concrètes à prendre.

Vous avez vu - je ne sais pas s’il faut appeler cela un « coup de gueule » comme on parle vulgairement - que notre ministre de l’intérieur a un peu élevé le ton et il a eu raison. Des difficultés sérieuses existent, il ne faut pas les nier, des décisions qui sont bonnes ont été prises ; très bien, mais il faut les appliquer et la France demande qu’elles soient vite appliquées.

Dernière modification : 16/02/2016

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