Libye - Adoption de sanctions européennes individuelles (1er avril 2016)

L’Union européenne a adopté le 31 mars des sanctions à l’encontre de Nouri Bousahmein, Khalifa Ghweil et Aguila Saleh. Ces mesures visent ces hauts responsables libyens parce qu’ils ont, de manière répétée, commis et ordonné des actes visant à entraver l’avancée du processus politique appuyé par les Nations unies en Libye. La France a activement promu l’adoption de sanctions ciblées, parce qu’il est inacceptable que quelques individus entravent la transition politique de la Libye et prennent ainsi en otage le pays.

Alors que le Premier ministre libyen Fayyez Sarraj et plusieurs membres du conseil présidentiel sont arrivés à Tripoli, l’entrée en vigueur de ces mesures intervient à un moment crucial. La France appelle l’ensemble des institutions libyennes à se mettre au service de ce gouvernement afin de répondre aux attentes du peuple libyen, conformément à l’accord de Skhirat et à la résolution 2259 (2015) du conseil de sécurité.

Les mesures adoptées aujourd’hui constituent une première étape importante en soutien au gouvernement d’unité nationale. Nous nous tenons prêts à envisager le cas échéant l’élargissement de la liste des sanctions à d’autres individus qui entraveraient la prise de fonction de ce gouvernement, menaçant ainsi l’unité, la sécurité et la stabilité de la Libye et de ses voisins.

Q - Concernant la Libye, la France participe-t-elle à la protection du gouvernement de M. Serraj ?

R - Vous aurez relevé ce matin l’interview que le ministre a accordé à « Ouest-France » et qui porte notamment sur la situation en Libye. M. Ayrault a notamment indiqué « Il faut se préparer à répondre présent si le gouvernement de M. Sarraj demande de l’aide, y compris sur le plan militaire. ». Je n’ai rien à ajouter à ces propos. Je rappelle que nous appelons l’ensemble des acteurs politiques libyens à soutenir le gouvernement d’unité nationale, alors que M. Sarraj et plusieurs autres personnes sont arrivés à Tripoli.

Q - Avant l’installation de ce gouvernement, la France reconnaissait officiellement le gouvernement qui est installé à Tobrouk. Cette reconnaissance tombe-t-elle automatiquement du fait que le gouvernement national soit parvenu à Tripoli ? Comment se fait-il que les sanctions qui ont été adoptées touchent les gens de Tripoli et pas ceux qui sont installés à Tobrouk et qui ont également une attitude négative vis-à-vis du gouvernement ?

R - Sur le premier point, je rappelle que le ministre dans son entretien publié ce matin dans « Ouest-France » a indiqué que nous soutenons le gouvernement d’unité nationale de M. Fayyez Sarraj qui est arrivé mercredi à Tripoli. Le ministre l’a rencontré le 19 mars à Tunis et lui a réaffirmé le soutien de la France.

Concernant votre question sur les sanctions prises par l’Union européenne elles frappent trois personnes dont le président du parlement de Tobrouk. La France et l’Union européenne sont prêtes à élargir le nombre de personnes sanctionnées si elles entravent le processus de réconciliation en Libye. Notre objectif c’est de convaincre les acteurs politiques libyens de rejoindre la dynamique en cours autour du gouvernement de M. Sarraj.

Dernière modification : 08/04/2016

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