Les échanges commerciaux franco-kazakhstanais

Dominés par l’importation de produits énergétiques kazakhstanais – les hydrocarbures et l’uranium ont compté pour 91% des importations françaises en provenance du Kazakhstan et 78% des échanges totaux en 2014 –, les échanges commerciaux entre la France et le Kazakhstan ont atteint 4,9 Mds EUR en 2014, contre 6 Mds EUR en 2013, soit une baisse de 18,7% sur un an.
Cette baisse s’explique principalement par la réduction du montant des importations françaises en provenance du Kazakhstan de 20,9% sur un an, à 4,2 Mds EUR en 2014 (contre 5,3 Mds EUR en 2013 et 5,2 Mds EUR en 2012), en raison de la chute des cours du pétrole. De fait, le déficit – structurel pour la France – du solde commercial s’est réduit en 2014, à -3,6 Mds EUR (-23,7% sur un an) contre -4,7 Mds EUR en 2013 et -4,8 Mds EUR en 2012. La France reste toutefois le 5ème client du Kazakhstan, dont elle absorbe 6,0% des exportations derrière l’Italie, la Chine, les Pays-Bas et la Russie. Selon les statistiques des douanes françaises, le Kazakhstan est le 20ème fournisseur de la France (après l’Algérie et juste avant la Tunisie) et constitue le 10ème déficit (après l’Irlande et avant la Russie).
La France reste en revanche un fournisseur secondaire du Kazakhstan, bien que sa part de marché affiche une forte progression depuis 2012, atteignant 2,6% et le 6ème rang en 20141 (10ème en 2013, 12ème en 2012). Selon les statistiques des douanes françaises, le Kazakhstan est notre 57ème client dans le monde, situé entre le Chili et le Koweït. Sur l’ensemble de l’année 2014, les exportations françaises vers le Kazakhstan ont affiché un très léger recul de 1,6%, à 666 M EUR contre 677 M EUR en 2013, le niveau le plus élevé au cours des dix dernières années.
Portées notamment par la forte hausse des exportations de matériels de transport (318 M EUR en 2013, soit +73,6% en g.a, se répartissant entre 2/3 aéronautique et spatial et 1/3 ferroviaire), les exportations françaises vers le Kazakhstan avaient en effet progressé de 40% en 2013, poursuivant la forte augmentation de 2012 (+83%). Reflet de l’importance des investissements réalisés au Kazakhstan par Alstom et des exportations de locomotives électriques et pièces en provenance du site de Belfort, le poids du matériel ferroviaire dans les exportations a considérablement augmenté au cours des deux dernières années : 128 M EUR au terme de l’année 2014 (+21,0%), après 106 M EUR en 2013 et seulement 9,8 M EUR en 2012.
Bien qu’en baisse notable (-39,8% en g.a.), l’aéronautique garde une part prépondérante dans les exportations de matériel de transport avec 123 M EUR en 2014 (204 M EUR en 2013).
Encore limitées, les ventes de véhicules automobiles progressent très fortement grâce à la vente de bus Iveco à la ville d’Astana, au succès des véhicules Dacia (vendues sous le badge Renault) et au bon démarrage des ventes de Peugeot assemblées à Kostanaï. Toutefois, malgré sa multiplication par six entre 2013 et 2014, dépassant 50 M EUR, la valeur de nos exportations de véhicules automobiles, n’est pas reflétée par les statistiques, en raison des circuits d’importation indirects, via la Roumanie, la Russie ou la Lituanie.
À noter par ailleurs la forte progression des exportations de produits chimiques, parfums et cosmétiques (+20,3% sur un an, à 76,5 M EUR) et le recul des exportations de produits pharmaceutiques (-3,1%, à 62,8 M EUR).
Tableau 1 : Structure des exportations et importations françaises vers et du Kazakhstan en 2014

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Dernière modification : 01/03/2019

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