Discours de l’Ambassadeur de France à Astana - 110e anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État

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Mes chers compatriotes

Nous célébrerons aujourd’hui, 9 décembre, le 110e anniversaire de la loi fondatrice de la séparation des Églises et de l’État. La laïcité qu’elle a établie est devenu un principe fondamental de nos institutions : l’article 1er de notre Constitution, pose, en effet, que la France est une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale  ». Cette laïcité repose sur trois principes : la liberté de conscience, la séparation des pouvoirs politiques et religieux, et l’égalité de tous les citoyens quelles que soient leurs croyances et leurs convictions.

Particulièrement aujourd’hui, quelques vérités doivent être réaffirmées : c’est la laïcité qui garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs convictions. C’est la laïcité qui interdit que quiconque soit contraint par des dogmes ou des prescriptions religieuses. C’est la laïcité qui permet un ordre politique fondé sur la seule souveraineté nationale. De ce principe se déduit la neutralité de l’État et des services publics que tout agent public se doit et s’honore de respecter. C’est précisément cette neutralité de l’espace public qui permet la coexistence harmonieuse des différentes religions et convictions.

La laïcité ne signifie ni hostilité, ni ignorance à l’égard du religieux. Elle signifie la garantie de la liberté de culte et de conscience. Si la République ne reconnaît aucun culte, elle ne les méconnaît pas non plus : elle reconnaît aux cultes la liberté de s’organiser et de définir leur doctrine, dans les seules limites de l’ordre public et du respect de la liberté d’autrui en mettant des limites à l’expression publique de ses propres particularités, et en faisant primer la loi commune sur des règles particulières, la laïcité est le garant de la cohésion nationale.

Dernière modification : 09/12/2015

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