Azerbaïdjan - Déclaration du porte-parole (27 avril 2015)

Q - Le président Hollande s’est rendu ce week-end en Azerbaïdjan pour une rencontre avec M. Ilham Aliev. S’agissait-il uniquement d’une rencontre entre chefs d’État ou des représentants du Quai d’Orsay ont-ils également participé à la visite ? Plus globalement, quels sont les efforts de la France en faveur d’un règlement de la situation dans le Haut-Karabakh ?

R - Il s’agissait d’une rencontre entre le président de la République et son homologue azerbaïdjanais.

La France est pleinement engagée au sein du groupe de Minsk, qu’elle co-préside avec les États-Unis et la Russie, pour trouver une solution négociée et durable au conflit du Haut-Karabakh, qui n’a que trop duré. Le statu quo n’est dans l’intérêt de personne : ni de l’Arménie, ni de l’Azerbaïdjan.

C’est la raison pour laquelle le président de la République a souhaité reprendre l’initiative diplomatique en organisant à Paris, le 27 octobre 2014, un sommet en présence des présidents arméniens et azerbaïdjanais. Cette rencontre a permis de trouver un accord sur une première mesure de confiance à caractère humanitaire, sous la forme d’un échange de données sur les disparus au cours du conflit, qui a commencé à être mise en oeuvre. Cette rencontre avait également permis de relancer la dynamique des négociations dans le cadre du groupe de Minsk, sur la base des principes dits de Madrid : non-recours à la force, respect de l’intégrité territoriale des États et droit à l’autodétermination des peuples. La montée des tensions à laquelle nous avons assisté au cours des derniers mois confirme l’absolue nécessité de les faire respecter./.

Dernière modification : 04/05/2015

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