60 ans du Traité de Rome : Vive l’Europe !

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Mes chers compatriotes, Mesdames et Messieurs,

Ce 25 mars nous célébrons le 60ème anniversaire du Traité de Rome, acte fondateur de notre actuelle Union Européenne.
N’oublions pas la valeur de ce formidable engagement, à l’époque entre six Etats voisins dans une Europe coupée en deux, aujourd’hui couvrant presque toute la partie occidentale du continent, s’étendant au sud en Méditerranée et au nord avec les pays Baltes, à l’est jusqu’à la Grèce.
Ce fut l’œuvre de trois générations successives d’Européens dont les ancêtres se sont entretués pendant des siècles.
A l’heure où des doutes surgissent après le referendum au Royaume-Uni de juin 2016, quelques faits valent d’être rappelés car l’Europe n’a cessé de progresser sur ces soixante dernières années : elle a garanti la paix, elle a soutenu d’abord la reconstruction puis le développement de nos économies ruinées en 1945, elle a intensifié la libre circulation des Européens – pas seulement des étudiants - des idées et des ressources, créé une nouvelle zone monétaire, affirmé une identité qui se lit sur nos passeports, se constate dans nos déplacements et se traduit dans nos échanges commerciaux : c’est avec nos partenaires de l’Union européenne que nous réalisons les deux tiers de notre commerce extérieur. Un simple coup d’œil sur les livres que nous lisons, les programmes télévisés que nous regardons, les films ou le théâtre que nous apprécions, les expositions que nous visitons la nourriture que nous mangeons prouve que nous appartenons, souvent sans nous en rendre compte, à un ensemble européen qui nous imprègne et nous constitue profondément.
Soyons-en fiers et n’hésitons jamais à rappeler que le chemin parcouru depuis 1957 a finalement réconcilié histoire et géographie : parler de Communautés puis d’Union Européenne n’est pas seulement un progrès sémantique mais une avancée bien réelle : de vieux antagonismes mortifères, des ignorances réciproques ont disparu, des ententes profondes se sont développées, par exemple entre la France et l’Allemagne. L’oublier ou – pire - le nier, ne se ferait entre nous, Européens, qu’en déni de notre mémoire et de notre être.

Dernière modification : 24/03/2017

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